mardi 7 juillet 2015

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE: L'ALGERIE EN PREMIERE LIGNE.

RECHAUFEMENT CLIMATIQUE : L'ALGERIE EN PREMIERE LIGNE.
D.BELAID 25.07.14
Selon Kamel Mostefa-Kara et Hakim Arif auteurs de « État des lieux, bilan et perspectives du défi du changement climatique en Algérie », paru aux Éditions Dahlab en 2013, le Maghreb et notamment l'Algérie sont en première ligne face au réchauffement climatique.

Selon les auteurs le désert devrait avancer de 100 km vers le Nord. Les auteurs estiment à
2 milliards de m3 d’eau la baisse des eaux de pluie. Mais plus grave, ces auteurs ont déjà mis en évidence une dramatique baisse des précipitations.

ORAN: 500 MM EN 1930, 300 EN 2000.
Ainsi, selon Farouk Djouadi qui analyse cet ouvrage sur le site TSA: « le niveau des précipitations enregistrées à la station de Constantine est passé de plus de 770 mm en 1923 à 550 millimètres en 2007. À Alger, la pluviométrie est passée, sur la même période, de 1 000 mm à moins de 800 mm par an. Dans la région ouest, la station d’Oran, où les précipitations avoisinaient 500 mm dans les années 1920 et 1930, a enregistré entre 300 et 400 millimètres durant les années 2000. La pluviométrie dans la région de Saida (ouest) est passée de 300 mm en1964 à 100 mm seulement en 2004 ».
Ce n'est pas seulement l'agriculture qui serait touchée, mais également l'eau à destination des villes: « la baisse des précipitations a été accompagnée naturellement par une baisse des débits des fleuves et un « assèchement important » des retenues d’eau. Le volume régularisable des barrages en Algérie a diminué de 15 à 20 % dans la région est, de 22% à 65% dans la région ouest tandis qu’une baisse de 20 à 25 % a été observée dans la région centre».

QUE FAIRE?
Disons tout de suite que les pays les plus développés ont une grand part de responsabilité. En effet, pour notre analyste: L’Afrique est le continent « le plus sévèrement affecté » par le réchauffement climatique mondial, un comble pour le seul continent qui n’émet pratiquement pas de Gaz à Effet de Serre, déplorent Kamel Motefa-Kara et Hakim Arif. Ils préconisent, entre autres démarches, la constitution d’une task force africaine pour défendre les intérêts du continent, dans le cadre du débat mondial sur le changement climatique. « Le groupe de négociateurs africains doit mettre en exergue la position de victime de l’Afrique […] dans une exigence de justice, en lien avec les préjudices passés et futurs dus aux émissions effrénées de GES des pays pollueurs », lit-on dans l’ouvrage.
Ceci dit, si on se réfère au principe du colibri cher à l'Algérien Pierre RABHI, chacun peut apporter sa pierre contre ce fléau qui nous menace.

Il s'agit avant tout de réduire les émissions de GES et de favoriser la séquestration du carbone dans différents réservoirs naturels (sol, sous-sol, océans).

Au niveau individuel, il s'agit de développer le recyclage, d'utiliser les transports en commun utiliser des énergies renouvelables ou isoler son logement contre les écarts de températures. Il est possible également de planter des arbres dans son environnement proche: cité, terrains non agricoles...

C'est bien sûr également aux pouvoirs publics d'adopter les mesures adéquates pour fédérer les initiatives citoyennes.

Pour notre part, il nous semble que l'agriculture peut apporter une contribution notable. D'abord par la plantation de haies d'arbres et d'arbustes qui stockent du carbone. Enfin en favorisant le non-labour qui permet de séquestrer du carbone dans le sol sous forme de matière organique. Celle-ci a l'avantage de retenir l'eau et de favoriser l'alimentation minérale des plantes. Pour cela, les agriculteurs les plus conscients peuvent s'emparer de ces technologies. Par ailleurs, c'est à la société civile et aux pouvoirs publics de favoriser leur généralisation.

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