vendredi 30 septembre 2016

CEREALIERS DZ, SEMEZ EN SEC!

CEREALIERS DZ, SEMEZ EN SEC!

L'an passé, à l'est du pays, la sécheresse automnale était telle que les semis de céréales ont été livrés très tôt aux moutons. Désespérés de ne pas voir de pluies, dès le début de l'hiver, des céréaliers avaient préférés que leurs parcelles de céréales, prématurément jaunies, servent de fourrage. Afin que ce scénario ne se renouvelle pas, les céréaliers ont une alternative : ne pas attendre la pluie et semer en sec.

SEMER EN SEC, MAIS PAR SEMIS DIRECT
S'il est proposé aux céréaliers de semer en sec, cette invitation se double du conseil suivant : semer en sec mais en adoptant le semis direct.
Pourquoi un tel conseil ? Car le labour ou le pseudo-labour au cover-crop assèche le sol et ne crée pas de conditions optimales à la germination des semences. L'expert marocain en semis direct, Rachid M'Rabet a montré qu'après un labour le sol est rapidement desséché. Or, ce n'est pas le cas en non-labour avec semis direct.
Par ailleurs, attendre la pluie pour semer conduit à des semis qui s'étalent jusqu'au mois de décembre. Cela EST UNE ABERRATION en zone semi-aride. Les semis doivent être terminés au 20 novembre. Différentes études algériennes et marocaines montrent l'intérêt des semis précoces.

Source: Symposium international «Agriculture durable en région Méditerranéenne (AGDUMED)», Rabat, Maroc, 14-16 mai 2009. Jouve: Stratégies de valorisation de l’eau dans les systèmes de culture pluvial. Nb: Dans le cas du blé, l'absence de désherbage est la cause du moindre rendement en semis précoce.
QUEL MATERIEL POUR LE SEMIS-DIRECT ?
Pour pouvoir utiliser le semis direct, il est nécessaire de disposer d'un semoir pour semis direct (SD). De plus en plus des semoirs pour semis direct sont disponibles sur le marché local. Mais ces engins sont chers; jusqu'à trois fois le prix d'un semoir conventionnel. Heureusement depuis peu, CMA-SOLA a commencé à produire à Sidi Bel-Abbés le semoir low-cost « Boudour ».

Les experts australiens basés de 2006 à 2012 à la station Icarda d'Alep (Syrie) ont montré que des artisans soudeurs locaux sont en mesure de fabriquer de tels engins. A Mezloug (Sétif), Mr Refoufi et ses fils ont démarré la production de semoirs pour semis direct. Il est à espérer que plus de constructeurs locaux apparaissent.

RECONVERTIR UN SEMOIR CONVENTIONNEL EN SEMOIR SD
En Irak, face à l'absence de constructeurs locaux, une autre voie a été choisie; la reconversion de semoirs conventionnels en semoirs SD.
A condition de posséder un minimum de savoir faire et de pièces détachées, ce type de reconversion est à la portée d'artisans soudeurs, voire d'agriculteurs possédant d'un atelier de soudure.

Le mode opératoire est simple. Sur un chassis, il s'agit de fixer des dents en acier et une trémie de semoir. Les dents travaillent le sol sur quelques centimètres. Le fait de fixer une tubulure de descente derrière chaque dent permet de positionner les graines en provenance de la trémie. L'idéal est de partager la trémie en deux afin qu'en plus des semences, des engrais soient également apportés.

DES AUTORITES ALGERIENNES DEPASSEES TECHNIQUEMENT
Face aux risques de sécheresse automnales ou printannières, les céréaliers n'ont plus qu'une alternative: passer au SD. Les avantages sont multiples. Ces semoirs permettent de mieux valoriser l'humidité du sol. En rendant le labour inutile, ils évitent le desséchement du sol. Mais surtout en plaçant la semence dans un sillon, ils permettent, dès l'automne, la collecte des eaux et donc la réussite de la délicate phase de germination-levée.
« Cerise sur le gâteau », du fait d'un seul passage pour « travailler le sol » et semer, ces engins réduisent de 40% les coûts en carburants et main d'oeuvre.
Si les autorités algériennes commencent à s'intéresser à cette technique révolutionnaire, la mobilisation des services agricoles est nettement insuffisante. Or, face aux défis du réchauffement climatique qui frappe le pays et en particulier l'Ouest, il y a urgence à passer au SD.


CEREALIERS, ESSAYER LE SD SUR UNE PARTIE DE VOTRE EXPLOITATION
Il est recommandé aux céréaliers ne connaissant pas le SD de réaliser un essai sur une partie de leur exploitation. Pour cela, ils peuvent emprunter le semoir d'un voisin, passer par une entreprise de travaux agricoles ou une CCLS qui dispose de tels engins. Enfin, reste la solution de modifier son semoir conventionnel.
L'enjeu est primordial. Divers essais montrent que là où on ne récolte que 2 qx/ha en cas de sécheresse, avec le SD les parcelles voisines produisent 10 qx/ha. Le SD nécessite cependant de procéder à un désherbage chimique et donc une certaine maitrise technique.

La balle est dorénavant dans le camp des pouvoirs publics. A eux d'organiser les conditions favorables au développement de ce mode de semis « anti-sécheresse ». Mais, les céréaliers se doivent d'innover et de maîtriser cette technique sans attendre l'aide hypothétique des services agricoles parfois dépassés.

jeudi 11 août 2016

ALGERIE-CEREALES, BILAN 2016 ET PERSPECTIVES

ALGERIE-CEREALES, BILAN 2016 ET PERSPECTIVES
Djamel BELAID 11.08.2016

Les quelques publications relatives à la production de céréales semblent indiquer qu'en Algérie, on s'attend à un niveau de production moyen. Il en est tout autre en France, Ukraine ou Russie . Quelles répercussions cette situation mondiale peut-elle avoir sur la stratégie céréales locale ?


LA TENTATION DES IMPORTATIONS
En France, la récolte de céréales est catastrophique. Le printemps a été trop humide avec peu d'ensoleillement. Dès la floraison du blé, les pluies ont provoqué le développement de la fusariose. Souvent les traitements aux fongicides n'ont pu être effectués du fait de la trop grande fréquence des pluies.
Au contraire en Ukraine et Russie, les récoltes sont exceptionnelles. Dès cette annonce, les cours mondiaux ont poursuivis leur chute entamée depuis deux ans.
De tels prix bas risquent d'encourager l'option « importation des céréales » aux dépends d'efforts continus d'augmentation de la production locale.

REORIENTER LES SUBVENTIONS CEREALES
Comme ailleurs, la filière céréales en Algérie a besoin de subventions publiques. Dans un contexte de baisse des prix des hydrocarbures, les pouvoirs publics disposent de moins de manœuvre.
La solution serait de ré-orienter une partie des subventions. Actuellement quelque soit la taille des exploitations, chaque céréalier bénéficie du même niveau de subventions (3500 DA/quintal plus une prime de 1000 DA pour le blé dur). Ces subventions pourraient être dégressives au delà d'un niveau de quintaux livrés aux CCLS. Pour un même niveau d'enveloppe allouée au secteur céréales, il serait ainsi possible d'assurer la poursuite d'un soutien aux plus petites exploitations. Celles-ci en ont le plus besoin face à l'augmentation du prix des carburants, des engrais et de la location du matériel.

FILIERE CEREALES LOCALES, DES ATOUTS
En Algérie, le niveau de production des céréales ne correspond pas aux potentialités existantes. Des réserves de productivité existent. La filière possède des atouts certains : réseau de CCLS, encadrement qualifié, production locale d'engrais et de matériel agricole, irrigation d'appoint.
Parmi ces potentialités, le développement de la technique du non labour avec semis direct s'avère la plus prometteuse concernant la baisse des charges de mécanisation et l'optimisation de l'humidité du sol.
REFORMER AU PLUS VITE
Cependant de nombreux freins entravent la mise en œuvre de ces potentialités. Ainsi, il n'y a pas de vraies coopératives céréalières en Algérie. Les CCLS ne sont que des dépôts locaux de l'OAIC administrés par un directeur nommé depuis la capitale. Les céréaliers n'ont aucun pouvoir de décision
Concernant le semis direct, si CMA-SOLA a démarré une production locale de semoirs low-cost à Sidi Bel-Abbès, le semis-direct est loin d'être la priorité du MADR. Pourtant cette technique peu gourmandes en moyens est la seule à permettre le dry-farming tout en maintenant la fertilité des sols.

CEREALIERS, SE PRENDRE EN MAIN
En plusieurs endroits des associations professionnelles réellement représentatives se développent. Concernant les céréaliers, il est tant que ceux-ci puissent exercer plus de responsabilités. Ils ne doivent pas se satisfaire du confort des prix garantis par les pouvoirs publics à travers l'OAIC. Ainsi, il est tant que des coopératives libres puissent exister avec par exemple des activités d'achat groupé d'intrants, de collecte et de transformation des céréales.
Seules cette voie là peut permettre l'émergence de leaders paysans à même de structurer une filière et de mettre sur pied des outils permettant de s'adapter aux aléas de la conjoncture.

mardi 9 août 2016

FRANCE-BLE 2016 , "La récolte meurtrière".


La moisson meurtrière.

Par Marie de Greef-Madelin
Hebdomadaire : Valeurs Actuelles. 29 Juillet 2016 



Les fortes pluies des derniers mois ont altéré la qualité des blés. Par endroits, les épis sont vides de grains. Photo © Alamy

Blé. Du jamais-vu depuis 1976. Les prix sont au plus bas et les rendements catastrophiques. Après les éleveurs et les maraîchers, les céréaliers sont à terre. Reportage en Picardie.

C’est un moment crucial. Dans ce village de Guignicourt, aux confins des départements de l’Aisne, de la Marne et des Ardennes, où se succèdent des fermes et de longs hangars, Olivier Dauger monte dans sa moissonneuse-batteuse flambant neuve. Il l’a acquise l’an dernier en copropriété avec un autre fermier pour remplacer deux vieilles machines. Un bijou technologique, d’une valeur de 250 000 euros, capable de battre 3 hectares à l'heure et qui, avec son GPS et son ordinateur de bord, possède un système de guidage automatique. Mais, au lieu de se réjouir, le paysan a la mine défaite. Il sait que la moisson 2016 sera catastrophique.
« Ma pire année depuis que j'ai repris la ferme de mon père, en 1994. J'espère un rendement de 60 à 70 quintaux de blé contre 100 l'an dernier », se désole celui qui vient de fêter son 50éme anniversaire. A la tête d'une exploitation de 220 ha de bonnes terres, Olivier Dauger, qui est aussi Président de la Chambre d'Agriculture de l'Aisne, a pour la première fois le sentiment qu'il a mangé son pain blanc, que « le blé, ça eu payé mais ça ne paie plus ».
Dans un premier temps, la M-B s'élance majestueusement. De grosses lames d'acier soulèvent les épis souvent couchés au sol, dont les tiges ont plié en juin sous l'excès d'eau.
[Il est à remarquer que ce phénomène de verse est accentué par une mauvaise gestion des doses d'aote à apporter. La réalisation de reliquats azotés en sortie hiver permet de viser la dose adéquate. Puis, manifestement l'agriculture a choisi des variétés à très haut potentiel de rendement et donc à paille relativement haute. Viser un fort rendement a aussi impliqué une trop forte densité au semis. Ndlr Djamel Belaid. ]

« Ca fait mal ; c'est le travail d'une année », se désole le chef de culture. Impossible de faucher dans les deux sens comme à l'habitude tant les tiges sont couchées, la puissante batteuses, avec sa caméra, ses calculs de rotation et de broyage, trace des rectangles pour optimiser au mieux la moisson. Au loin, une parcelle ne sera même pas battue. Elle appartient à un paysan du village voisin qui, plutôt que de renouveler son matériel agricole, aurait voulu confier sa moisson à une entreprise spécialisée. Seulement, les coûts facturés sont supérieurs au rendement espéré... alors l'agriculteur préfère laisser son blé sur pied.

Une récolte épouvantable épouvantable due à un excès d'eau au printemps, au moment de la fécondation et de la sortie des fleurs, associé à la fusariose. Ce champignon, impossible à traiter en raison de la fréquence des pluies, a altéré la qualité des grains. Il suffit de cueillir et de fouetter un épi : là où habituellement, on compte une vingtaine de grains, l'épi n'en présente que cinq exploitables. Les autres sont « moches », atrophiés, voire inexistants. Non seulement les rendements seront très bas, mais il va falloir trier la marchandise : les grains bons pour la meunerie et les autres, les grains à poule, vendus à la casse. De fait, les coûts de production des céréaliers risquent de s'envoler, de l'ordre de 50% selon les prévisions de la société de conseil Ofre et Demande Agricole (ODA).
De retour dans les bureaux, l'ambiance est déprimante aussi. Sur les écrans, voilà l'espoir dune année ruiné. « Quand on vous dit que les agriculteurs râlent tout le temps et par tous les temps, mais regardez les prix ! » lâche Olivier Dauger. L'an dernier, 40% des céréaliers ont enregistré un revenu négatif. Cette année, ce sera pire. Entrés dans une spirale baissière en 2014, les cours ont diminué de 30% depuis janvier. Ils se situent à 130 euros la tonne de blé pour la nouvelle récolte. « On vendait 210 euros la tonne en 2012, cela fait 40% de moins cette année », ajoute Xavier Dauger, le père d'Olivier, qui a consacré sa vie à l'agriculture.

L'avenir est sombre : les prix devraient rester bas jusqu'en 2020, selon le dernier rapport Cyclope de l'économiste Philippe Chalmin. En cause, la chute des prix du maïs, qui entraîne l'ensemble des céréales dans son sillage, et les records d'exportation de blé réalisés par la Russie (24,5 milions de tonnes) et l'Ukraine (17,35 millions de tonnes), nos concurrents directs.

Cette situation catastrophique, Olivier Dauger la partage avec les administrateurs de la FNSEA, premier syndicat agricole, dont il fait partie, et avec son président, Xavier Beulin. Bien conscient de la réalité, ce dernier, qui préside le groupe Avril et gère en famille une exploitation de 500 hectares dans le Loiret, est touché de plein fouet, comme tous les céréaliers. A proximité d'Orléans, si les champs de blé semblent beaux, les épis sont parfois vides.
« Le Ministre de l'Agriculture, Stéphan Le Foll, voudrait nous faire croire que la production de blé reculera
de seulement 10% cette année en France, à 37 millions de tonnes. Mais la réalité sera bien pire » pronostique O Dauger. Dans le croissant riche de la Picardie et de la Beauce, le déficit atteindrait 50%. Sur les comptes Twitter, les premières estimations de rendement défilent avec une expression qui revient en boucle : « ça fait peur... » Dans ces régions, aucune autre production – escourgeon, colza, pois... - ne viendra compenser le déficit de blé. Pour le pois de printemps, il manquerait 2 tonnes à l'hectare pour assurer des marges bénéficiaires.
L'ensemble des cultures est touché par la chute des prix, qui ne couvrent plus les coûts de production. « Après deux années difficiles, c'est le coup de massue pour les céréalier : leurs charges seront deux fois supérieures à leurs recettes », pronostique Renaud de Kerpoisson, chez Offre et Demande agricole. Du jamais-vu depuis la grande sécheresse de 1976. Le calcul est rapide : sur la base d'un prix de vente de 140 euros la tonne, le chiffres d'affaire d'un céréalier se situera entre 700 et 900 euros l'hectare. Or, il lui faudrait dégager le double, selon ODA, pour amortir ses coûts de production (estimés à 165 euros la tonne avec une production de 8 tonnes l'hectare, soit 1320 euros). Impossible donc pour un paysan de se payer et même de régler ses dettes.
Or, de nombreux céréaliers ont profité des années fastes, notamment 2012 et 2011, pour réaliser de gros investissements : achat de machines à crédit, mise aux normes ou financement de nouvelles technologies. Beaucoup se retrouvent aujourd'hui dans l'incapacité de rembourser leurs annuités. D'autant que les aides européennes de la PAC, décidées jusqu'en 2020, sont en net repli pour les surfaces en céréales et oléo-protéagineux (Scop). « Je vais perdre 150 euros d'aide à l'hectare d'ici à trois ans ; cette année ce sera 60 euros de moins, sioit 15000 euros de manque à gagner dans le bilan de ma ferme confie Olivier Dauger.

mercredi 3 août 2016

ALGERIA, RAISED-BED SEEDER. Semoir pour épandage de crues HDCS.

Prestigious award from JIRCAS for ICARDA scientist

Oct 04,2015
Dr. Atef Swelam with the raised-bed machine.

Dr Atef Swelam, an irrigation scientist at ICARDA and coordinator of the Nile Delta project has been selected for the prestigious ‘Japan International Award for Young Agricultural Researchers 2015’. This award recognizes the outstanding performance and achievements in research and development that leads to future technological innovation in agriculture, forestry, fisheries or related industries for a developing area and shows great promise. Dr. Swelam will receive the award on October 27, 2015, at a ceremony at the U Thant International Conference Hall, United Nations University in Tokyo, Japan. This award recognizes Dr. Swelam’s contributions in the development of a cost-effective raised-bed machine for small-scale farms to improve land and water productivity in the Nile Delta of Egypt.

‘We at ICARDA are very proud of this major achievement. This prestigious award is important to motivate young scientists to address the challenges in agriculture to increase food production for the growing world population and to reduce extreme hunger and malnutrition that at least 800,000 million people are facing mostly in the developing world,’ said ICARDA’s Director General Dr. Mahmoud Solh.

The cost-effective raised-bed machine for small-sized plots was innovated in Egypt with the goal of making land preparing and sowing on raised-bed convenient for the resource-poor smallholders in Nile Delta, so as to encourage water and land conservation practices in the intensively farmed region. The machine is fashioned after a prototype tested and refined through trials on wheat fields with participating farmers. The resulting technology offers farming accuracy and allows sowing of different crops with easy maintenance and adjustable seed rates. After long-term calibration and validation of the new prototype, the technology has been adopted and is being scaled out with a local manufacturer.

Mechanized raised-bed planting has demonstrated multiple benefits on wheat, maize and sugarbeet – water savings, greater efficiency in agricultural practices, and increased crop yields. It has also reduced waterlogging with better drainage of excess water from the active root zone of the crop. These excellent results have promoted the adoption of mechanized raised-bed technology in cultivated wheat areas of Egypt from 1,670 hectares to a phenomenal 45,000 hectares over three years (2011-2014).

The uptake of mechanized raised-bed planting is spreading all over Egypt, as well as to other countries in the region such as Ethiopia, Eritrea, Iraq, Jordan, Morocco, Nigeria, Uzbekistan and Sudan. The machine is being used in a flexible manner, both for intensive crops (such as wheat, berseem and rice) and interspaced crops (such as corn, sugarbeet and faba bean).

This newly developed and locally manufactured raised-bed machine has enabled the farmers to achieve remarkable results that include around 25% saving in applied water, around 50% reduction in seed rate, around 25% decrease in farming cost, around 30% increase in fertilizer use efficiency, and around 15-25% increase in crops yields.

Along with benefiting farmers, this cost-effective raised-bed machine for small-scale farms can provide a good opportunity for local investment and employment for fresh graduates because of the great potential of raised-bed planting system.
- See more at: icarda.org



Prestigious award from JIRCAS for ICARDA scientist


Oct 04,2015



Dr. Atef Swelam with the raised-bed machine.
Dr Atef Swelam, an irrigation scientist at ICARDA and coordinator of the Nile Delta project has been selected for the prestigious ‘Japan International Award for Young Agricultural Researchers 2015’. This award recognizes the outstanding performance and achievements in research and development that leads to future technological innovation in agriculture, forestry, fisheries or related industries for a developing area and shows great promise. Dr. Swelam will receive the award on October 27, 2015, at a ceremony at the U Thant International Conference Hall, United Nations University in Tokyo, Japan. This award recognizes Dr. Swelam’s contributions in the development of a cost-effective raised-bed machine for small-scale farms to improve land and water productivity in the Nile Delta of Egypt.
‘We at ICARDA are very proud of this major achievement. This prestigious award is important to motivate young scientists to address the challenges in agriculture to increase food production for the growing world population and to reduce extreme hunger and malnutrition that at least 800,000 million people are facing mostly in the developing world,’ said ICARDA’s Director General Dr. Mahmoud Solh.
The cost-effective raised-bed machine for small-sized plots was innovated in Egypt with the goal of making land preparing and sowing on raised-bed convenient for the resource-poor smallholders in Nile Delta, so as to encourage water and land conservation practices in the intensively farmed region. The machine is fashioned after a prototype tested and refined through trials on wheat fields with participating farmers. The resulting technology offers farming accuracy and allows sowing of different crops with easy maintenance and adjustable seed rates. After long-term calibration and validation of the new prototype, the technology has been adopted and is being scaled out with a local manufacturer.
Mechanized raised-bed planting has demonstrated multiple benefits on wheat, maize and sugarbeet – water savings, greater efficiency in agricultural practices, and increased crop yields. It has also reduced waterlogging with better drainage of excess water from the active root zone of the crop. These excellent results have promoted the adoption of mechanized raised-bed technology in cultivated wheat areas of Egypt from 1,670 hectares to a phenomenal 45,000 hectares over three years (2011-2014).
The uptake of mechanized raised-bed planting is spreading all over Egypt, as well as to other countries in the region such as Ethiopia, Eritrea, Iraq, Jordan, Morocco, Nigeria, Uzbekistan and Sudan. The machine is being used in a flexible manner, both for intensive crops (such as wheat, berseem and rice) and interspaced crops (such as corn, sugarbeet and faba bean).
This newly developed and locally manufactured raised-bed machine has enabled the farmers to achieve remarkable results that include around 25% saving in applied water, around 50% reduction in seed rate, around 25% decrease in farming cost, around 30% increase in fertilizer use efficiency, and around 15-25% increase in crops yields.
Along with benefiting farmers, this cost-effective raised-bed machine for small-scale farms can provide a good opportunity for local investment and employment for fresh graduates because of the great potential of raised-bed planting system.
- See more at: http://www.icarda.org/update/prestigious-award-jircas-icarda-scientist#sthash.xc0fykrE.dpuf

ALIMENT BETAIL, ALGERIE, TOASTER LES GRAINES DE SOJA, FEVEROLE, LUPIN...


Toaster ses graines de protéagineux à la ferme
En Vendée, la Cuma Défis 85 a fait l’acquisition d’un toasteur mobile de protéagineux.
Réussir lait 04 mai 2016 V. Bargain

 [Cet article pourrait intéresser les importateurs de protéagineux (pois, féverole, lupin, soja), les fabricants d'aliments de bétail et les éleveurs. Il apparait qu'en chauffant ces graines, leur valeur alimentaire augmente. Djamel BELAID 3.08.2016]


 
Objectif ? Mieux valoriser les protéagineux produits sur les exploitations pour être plus autonome en protéines.



L’idée du toasteur mobile est née d’un groupe d’éleveurs vendéens du Grapea-Civam, le Groupe de recherche pour une agriculture paysanne économe et autonome. « Nous réfléchissions aux moyens d’être plus autonomes en protéines en produisant et valorisant des protéagineux, explique Antoine Biteau, président du Grapea. Dans le cadre d’un projet Casdar, nous avons travaillé sur la production de mélanges céréaliers, moins gourmands en intrants et plus réguliers en rendement que des protéagineux purs. Nous nous sommes orientés vers des mélanges blé-féverole, orge-pois et triticale-pois-féverole, avec aussi quelques essais en lupin. Puis nous avons cherché comment les valoriser au mieux. Utilisés crus, les protéagineux sont mal valorisés car les protéines sont en grande partie dégradées par les bactéries du rumen. Le fait de cuire les graines protège les protéines et augmente la part d’azote by-pass dans le rumen. »

Après s’être intéressés à l’extrusion, qui s’est avérée coûteuse, exigeante en réglages et entretien, avec des risques de colmatage à la reprise par vis, les éleveurs se sont finalement tournés vers le toastage.

Un chauffage avec de l'air à 280°C

« Le toastage consiste à chauffer les graines pendant quelques dizaines de secondes en les faisant passer dans un air à 280 °C, explique Antoine Biteau. Un toasteur est moins fragile qu’un extrudeur et donc plus adapté à la mobilité. De plus, il ne pose pas de problème de reprise et la conservation est améliorée. »

Fin 2015, un toasteur de la marque italienne Mecmar a donc été acquis par la Cuma Défis 85 auprès des Ets Hervé (85). L’appareil a été complété par un système de refroidissement en continu conçu par les Ets Hervé.

« En sortie du toasteur, les graines sont à 125 °C, avec un peu d’eau en surface, précise Gilles Gaillard, des Ets Hervé. Avant de les stocker, il faut donc les ventiler avec de l’air froid pour les refroidir et les assécher. Certains agriculteurs sont équipés de systèmes de ventilation. Mais ce n’est pas toujours le cas. »

Le choix a été fait aussi d’installer l’ensemble sur une remorque routière pouvant être tirée par un tracteur.

Depuis janvier 2016, le toasteur est utilisé par les sept éleveurs du groupe à l’origine du projet (5 bio, 2 conventionnels). Les quantités engagées varient de 500 kg à 40 tonnes par exploitation, soit un total de 250 tonnes.

Trier et nettoyer les mélanges avant toastage

« L’objectif est que le maximum d’éleveurs de ruminants mais aussi de volailles et de porcs utilisent le toasteur », insiste Antoine Biteau. Dans un premier temps, il a été décidé de déplacer le toasteur entre trois exploitations.

« Les mélanges céréales-protéagineux doivent être triés avant toastage, précise Thibaut Schelstraete, animateur au Grapea. Il est important aussi de les nettoyer pour éviter tout risque d’incendie lié aux balles et poussières. Les trois sites sont des exploitations équipées d’installations de tri. Une puissance électrique de 36 kW et 60 ampères est par ailleurs nécessaire pour brancher la machine. »

Le toasteur reste 3-4 semaines sur l’exploitation et tout éleveur peut venir y faire toaster ses protéagineux. « Les prévisions sont de 3-4 passages par an sur chaque site, précise Antoine Biteau, l’important étant que chaque éleveur de ruminants puisse faire toaster ses protéagineux avant l’hiver. » L’exploitant qui reçoit le toasteur est responsable de son fonctionnement et reçoit...

LIRE LA SUITE DANS LA REVUE N°302, p44 à 46, avec l'expérience de la Cuma départementale du Gers, et un projet dans le Grand-Ouest.

Les multiples intérêts du toastage

- Il limite la dégradation des protéines dans le rumen, permettant leur assimilation dans l’intestin, tel est le principal intérêt du toastage, en ruminant. Le gain en PDIE et PDIA est important.

- Il détruit les facteurs antinutritionnels thermosensibles des protéagineux, notamment les facteurs antitrypsiques et les lectines. « Même si la flore ruminale détruit une grande partie de ces facteurs, le toastage complète leur destruction », souligne David Capdevielle, de la société de conseil en nutrition Secopalm.

- En faisant passer les protéagineux de 87 % à 95 % MS et en éliminant les bactéries et champignons, le toastage améliore leur conservation.



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LES DESSOUS DE L'ASCENSION FULGURANTE DE L'INDUSTRIEL ISSAD REBRAB.

Les dessous de l'ascension fulgurante de l'industriel Issad Rebrab.

La première fortune du pays a disposé d'un compte offshore au début des années 199à, à l'époque où la loi algérienne l'interdisait.
Le Monde 27.7.2016 Lyas Hallas.

Le patron du groupe Cevital, I Rebrab, compte parmi les plus anciens clients du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, mis en cause dans le scandale des « Panama Papers ». En juin 1992, alors que le pays s'enfonçait dans la tourmente de la « décennie noire » entre Etat et terroristes djihadistes, I Rebrab, alors importateur de ronds à béton, a recouru au service de M Fonseca pour créer une société offshore, Dicoma Entreprise Ltd. L'entreprise, domiciliée aux îles Vierges Britaniques devait gérer un portefeuille placé chez l'Union des banques suisses (UBS) à Genève. A l'époque, Rbrab n'avait pas d'activités à l'étranger. La loi algérienne interdit la possession à l'étranger d'avoirs issus d'une activité en Algérie.

Selon les documents obtenus par le Consortium International des journalistes d'investigations et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, I Rebrab restera l'ayant droit de cette société au capital de 50 000 dollars jusqu'au mois de mars 1996, date à laquelle elle sera dissoute à sa demande. « Je soussigné, M. Issad Rebrab, actionnaire unique de la société Dicoma Enterprise Ltd, vous prie de bien vouloir procéder à la liquidation de cette dernière, après paiement des frais », a recommandé M. Rebrab dans un courrier adressé en date du 15 décembre 1995à l'antenne genevoise de Mossack Fonseca.
En fait, le cabinet panaméen a transféré les activités, - en particulier
la gestion du compte à l'UBS – de la société dissoute à une autre structure offshore, Anilson Management Ltd, domiciliée dans un autre paradis fiscal, l'île de Niue, dans le Pacifique sud.
Contacté par son secrétariat et directement au téléphone, Issad R n'a pas souhaité commenté l'information. Jointe par tél, sa chargée de communication, Soraya Djermoune, a nié l'existence de cette société : « M. R vous dit qu'il n'a jamais eu de société aux îles Vierges britanniques. »

Activité d'import-export
Première fortune d'Algérie, I R est à la tête d'un groupe dont le chiffre d'affaires a dépassé3 milliards de $ (2,7 milliards €) en 2015. Les acquisitions qu'il a réalisées ces dernières années – les groupes français Oxxo et Brandt, l'usine espagnol d'aluminium Alas et les aciéries italiennes Lucchini – lui donnent une envergure résolument internationale.

Mais si Cevital, créé en 1998, est devenu ce qu'il est, c'est parce que le patron du groupe a bénéficié pendant très longtemps de monopoles sur les importations de produits de grande consommation. D'abord le rond à béton, puis le sucre et l'huile. C'est cette activité d'import-export qui a d'ailleurs alimenté ce compte suisse d'I. Rebrab, mis à jour dans les « PP ». L'argent provisionnant ce compte proviendrait de l'importation de ronds à béton d'Italie et de l'exportation de ronds à béton de l'usine Metal Sider vers le Maroc et de déchets ferreux vers la Russie.

C'est aussi ce flux d'argent qui a permis à M Rebrab de se lancer dans l'agro-alimentaire en France (Délice Mondial et Isla Mondial) où il s'est installé après le sabotage de l'usine Metal Sider d'Ouled Moussa par un groupe armé au milieu des années 1990. Et de financer les importations du sucre à son retour en Algérie, en 1993.

En 1991, la SACE, organisme italien de couverture des exportations, a mis à disposition de l'Algérie un crédit de 300 millions $pour l'exportation de ronds à béton italiens vers l'Algérie, que le gouvernement Hamrouche avait répartis sur cinq banques. Metal Sider a obtenu deux quotas pour 100 millions $. Les autres quotas ont bénéficié aux entreprises publiques SNS (60 millions) et Cosider, ainsi qu'un privé Koninef.

Une polémique avait éclaté à l'époque, lorsque les responsables de la SNS avaient accusés M. R qui achetait moins cher par le biais d'un trader algérien installé en Italie dont la société s'appelle Prodeco, d'importer en fait de l'acier ukrainien irradié transitant par la Péninsule. Parallèlement, Metal Sider a effectué des opérations d'exportation de ronds à béton vers Sonasid au Maroc, en 1993. Les opérations de commerce extérieur de M. Rebrab ne se limitaient néanmoins pas aux ronds à béton, à cette époque-là. Au prétexte de transformer en ronds à béton, il achetait d'importantes quantités de déchets ferreux. Puisque les quantités drainées dépassaient les capacités de l'usine, une bonne partie de ces déchets était exportée, malgré un arrêté interministériel de 1992, interdisant ce type d'exportations.

M.Rebrab s'est trouvé en situation de monopole pour la récupération de ces déchets comme pour leurs exportations, car il bénéficiait d'une dérogation. L'arrêté a été abrogé début 1994. Entre-temps, IR a eu le temps de décoller, et de gêner ceux, qui au sein du pouvoir, lui ont donné d'indispensables coups de pouce.

jeudi 16 juin 2016

ALGERIE, BOUTERFA CHAMPION DU SOLAIRE ?

ALGERIE, BOUTERFA CHAMPION DU SOLAIRE ?

Djamel Belaid 16.06.2016
J'ai toujours éprouvé de la sympathie pour monsieur Bentarfa, cet ex-PDG de Sonelgaz. Cette sympathie est née après avoir une conférence de monsieur Benachenou. Conférence donnée dans le cadre des activités du cercle de réflexion CARE. Pourquoi cette sympathie soudaine ? Car Monsieur Bouterfa symbolisait alors ces cadres dynamiques soumis au carcan pesant de l'administration. Ce PDG était alors sommé par les pouvoirs publics de ne pas augmenter les tarifs de l'électricité alors que la Sonelgaz doit faire face à un endettement colossal. Mais, après avoir écouté ses déclarations de ces deux dernières années à la Chaïne 3, cette sympathie a soudainement disparue. Non pas qu'il veuille relever les tarifs de l'électricité - sur ce point, il a raison. - mais pour sa vision technocratique. Voila que depuis quelques jours, monsieur Bouterfa a été nommé Ministre de l'énergie. Va-t-il enfin proposer de développer l'énergie solaire dans un pays qui connait dans certaines régions 320 jours d'ensoleillement ?

BOUTERFA, « KHATIKOUM»
En l'écoutant avant qu'il ne soit nommé ministre, j'ai eu l'impression de l'entendre dire au citoyen: les questions d'énergie « khatikoum» , qu'on me laisse jongler avec les milliards de $. Qu'on me laisse seul décider des contrats passés pour Les centrales à gaz à de grandes compagnies étrangères. A cette occasion, il m'a laissé l'impression d'un Chakib Khelil qui au temps de sa splendeur décidait de tout à la Sonatrach. Et quand ce n'était pas lui qui décidait, c'était lella Arafat son épouse qui le faisait comme lors de la rénovation du siège de la Sonatrach.
« Khatikoum ». Certes, Mr Bouterfa, cet ex-haut cadre de l'Etat avait la responsabilité de fournir de l'énergie aux différents secteurs économiques et à la population. A ce titre son rôle a été primordial et on ne peut que louer son travail. Que ce soit à la Sonelgaz, ou dans les autres institutions, le pays a besoin de cadres compétents qui oeuvrent dans l'intérêt de tous. Trop souvent ignorés, il existe en Algérie des cadres et simples employés qui oeuvrent avec abnégation. On ne saura jamais ce que chaque Algérien doit aux cadres des différentes institutions spécialisées qui, ces dernières années, ont oeuvré contre les prédateurs économiques et notamment contre ceux qui souhaitaient le démantélement de la Sonatrach.

UN LOBBY GAZIER EN ALGERIE ?
Mais ce qui m'a gêné en écoutant Monsieur Bouterfa simple PGD de Sonelgaz, c'est cette sorte de mépris à propos de l'énergie solaire. Un peu comme le lobby du nucléaire en France, Mr Bouterfa donne l'impression d'un lobby gazier en Algérie. Nous disons cela non pas pour imaginer de quelconques intérêts à passer de faramineux contrats avec des entreprises étrangères, mais à cause de la vision technocratique du dossier. Les choix énergétiques du pays ne devraient-ils pas être discutés sur la place publique ou dans une tri-partie ou une quadri-partie? Un peu comme à l'époque du Président Houari Boumèdiène et de la Charte Nationale. Des débats démocratiques avaient alors eu lieu dans les coins les plus reculés d'Algérie.
Et qu'on ne nous dise pas que les citoyens ne se sentent pas concernés pas les questions liées à l'énergie. A l'occasion de l'affaire du gaz de schiste, nos concitoyens ont montré un haut niveau de conscience écologique.

Bien que le PDG de Sonelgaz ait dit que le solaire pouvait contribuer à économiser nos réserves de gaz, on a pu sentir de sa part une certaine morgue à l'égard de ce type d'énergie. Lorsqu'il cite les capacités solaires installées, celles-ci ne semblent être présentées que comme un alibi. Un peu comme quelqu'un qui dirait : « circulez, il n'y a rien à voir, on a déjà donné ».
Certes, qui veut compter sur le solaire doit consacrer des sommes importantes. En témoigne la centrale solaire de Ouarzazate construite par nos voisins marocains avec des financements saoudiens. En effet, alimenter toute une ville ou des industriels nécessite des centrales solaires de grande taille. Il y a les panneaux voltaïques mais également d'autres techniques consistant à chauffer un fluide pour faire tourner des turbines même la nuit.

L'ERREUR D'ANALYSE DE BOUTERFA
Vous lui trouvez des excuses allez vous me dire. Non, ce n'est pas le cas. Mr Boutarfa fait une erreur en oubliant le facteur humain. Expliquons nous.
Nous croyons au cercle vertueux, à l'effet d'entrainement. Par exemple, la politique de concessions agricoles permet des excédents de pomme de terre. Le bénéfice tiré de ces cultures pousse des agriculteurs à développer le machinisme pour semer ou récolter les tubercules. La filière s'organise aussi en construisant chambres froides et maintenant ateliers de conservation des pommes de terre.
Monsieur Bouterfa ne prend pas assez en compte la satisfaction que pourrait ressentir le citoyen qui ayant installé des panneaux solaires sur sa terrasse pourrait devenir producteur d'électricité. C'est là une erreur fondamentale de sa part.
Nous les conseillons d'écouter les populations rurales en zone steppique à qui le HCDS a fourni des panneaux solaires. Ils ne tarissent pas d'éloges pour « es-souhoube » terme parfois utilisé pour désigné cet organisme. Que Mr le Ministre jette un coup d'oeil aux conditions de vie de ces Algériens : des hameaux perdus au milieu de la steppe et des maisons en parpaings sans électricité et sans eau courante.

On peut être étonné de l'analyse du Ministre. Il reproche à l'énergie solaire de reposer sur du matériel importé. Bouh comme dirait ma voisine. Zaama les turbines de nos centrales à gaz sont toutes made in DZ ?
Vouloir produire localement le matériel nécessaire au développement de l'énergie solaire est incontestablement une bonne chose. Mais en attendant ce jour là, rien n'empêche de démarrer avec du matériel importé.

LE SOLAIRE, CREER UN CERCLE VERTUEUX
La politique de concession de terre agricoles a constitué le début de ce cercle vertueux. Concernant le solaire, il devrait être possible de créer un tel effet d'entrainement. Pour cela quelques mesures concrètes que nous soumettons aux spécialistes du secteur mais également à nos concitoyens. Nous pensons en effet, que le consommateur a son mot à dire. Et qu'instruit de la chose il peut alors faire pression sur les décideurs.
-autoriser le secteur privé à vendre de l'électricité à Sonelgaz en injectant du courant dans le réseau ou en créant des réseaux dans les zones non équipées.
-obliger Sonelgaz à acheter l'électricité issu du solaire et produite par les citoyens ayant des panneaux solaires sur leur terrasse.

TRICITI GHALYA? ET BEN PRODUISONS NOTRE ELECTRICITE!
Il nous semble que ce sont là deux mesures fondamentales. Le boom du solaire en France n'a été possible que par le rachat à un bon prix par EDF de l'électricité produite par les citoyens. En Allemagne, les sociétés d'électricité rachètent la production excédentaire des panneaux solaires des citoyens. La production d'électricité peut être également à base d'éolien ou de biogaz (en utilisant la méthanisation dans les Centres d'Enfouissement Technique par exemple). Il serait intéressant d'étudier les expériences de certains pays européens.

Faire produire de l'électricité par les citoyens ne permettra pas de combler la demande d'industries telles Fertial, El Hadjar ou la verrerie de Mr Rebrab. Mais elle a plusieurs avantages:
-créer de l'emploi (installateurs, constructeurs de panneaux et onduleurs, …),
-réduire la facture d'électricité du citoyen; ce qui permettrait de compenser les augmentations de tarifs de Sonelgaz.
-encourager la production nationale de panneaux solaires et autres équipements.

En parallèle, le prix de l'électricité doit être payé à sa juste valeur. Cela présente plusieurs avantages:
-permettre à Sonelgaz des moyens pour investir,
-rendre le consommateur plus économe,
-faire rentrer dans les caisses de l'Etat une partie des super profits réalisés par les exportateurs (producteurs d'engrais, verreries, …) bénéficiant d'une énergie sous-payée.

L'AUTONOMIE ENERGETIQUE DE LA KABYLIE
Aux jeunes de la région de Tizi-Ouzou trompés par la démagogie d'un Ferhat Mehenni, il y a un challenge à leur proposer. Challenge qu'on peut également proposer à d'autres jeunes : aller vers plus d'autonomie énergétique de la Kabylie et des régions isolées.
Il y a là une œuvre bénéfique à réaliser. Il s'agit de mobiliser des compétences et des fonds privés afin d'équiper les habitations de panneaux solaires, chauffe-eau solaires et autres équipements utilisant cette énergie.
Qu'on ne nous dise pas qu'il est impossible de progresser dans ce sens. Il y aujourd'hui en Algérie des élites rurales parfaitement capables de réunir les moyens matériels et humains afin de développer l'énergie solaire. Développer l'emploi de l'énergie solaire ne pourra se faire que par une mobilisation à la base en installant des panneaux et des chauffes-eau solaires chez les particuliers et en faisant pression sur les lobby technocrates qui ne rêvent que de méga projets.
Que les jeunes des mosquées s'y mettent également. Mr Mokri et ces députés islamistes qui ne font que s'en prendre à Mme Benghrebrit pourraient faire preuve de plus d'utilité publique en oeuvrant pour le développement de ce type d'énergie.

DES TERRORISTES TRES ECOLOS
Actuellement, en Algérie, ceux qui semblent utiliser le plus les panneaux solaires sont les terroristes dans le maquis. Les communiqués du MDN mentionnent souvent la découverte de panneaux à proximité de casemates. La logique voudrait que dans un pays jouissant d'un excellent ensoleillement, le citoyen ait les moyens d'installer des panneaux solaires sur sa terrasse. Le pic de consommation le plus important se situe durant les journées d'été à cause de l'utilisation massive de climatiseurs. Le bon sens voudrait que ces climatiseurs soient couplés au maximum avec des panneaux solaires.

Mr Bouterfa semble dédaigner le solaire. Le voilà aujourd'hui Ministre, sa responsabilité n'est que plus grande. Le dossier doit également faire appel à d'autres investisseurs nationaux qui s'engageraient à créer des fermes solaires. Le citoyen y a également sa place!