vendredi 13 novembre 2015

FERROUKHI, A PROPOS DES 400 INGENIEURS DE L'OAIC.

FERROUKHI, A PROPOS DES 400 INGENIEURS DE L'OAIC.
Djamel BELAID Novembre 2015
Le ministre de l'Agriculture a récemment évoqué l'OAIC et les 400 ingénieurs travaillant au sein de cet office. Younès Djama du quotidien Le Soir rapporte les propos du Ministre, «L’OAIC (Office algérien interprofessionnel des céréales) dispose aujourd’hui de 400 ingénieurs dans les différentes coopératives et exclusivement versés dans le volet lié à la production céréalière. C’est vrai qu’il en faudrait 4 000, mais je ne suis pas sûr aujourd’hui qu’avec la méthode actuelle que ces 400 ingénieurs soient utilisés à 100% de leur potentiel»

OAIC, LE PILIER DE LA STRATEGIE CEREALES EN ALGERIE
Tout d'abord, il s'agit de noter le rôle de l'OAIC dans le développement de la production céréalière. On peut par exemple évoquer les efforts de l'OAIC afin de fournir aux céréaliers des semences certifiées. Les progrès dans la filière sont donc constants. Le mérite en revient bien sûr aux agriculteurs, services agricoles mais également à l'OAIC. Ses dirigeants, ses cadres, ses ouvriers sont à féliciter. Cependant, le contexte économique demande plus à cet office. La demande nationale en céréales augmente alors que la rente pétrolière chute. La question de Mr le Ministre est donc légitime : comment optimaliser la fonction des 400 ingénieurs de l'Office ?

DE NOUVELLES ATTENTES
L'OAIC étant chargé de la collecte des céréales et de l'approvisionnements en intrants des céréaliers on peut se demander quel rôle accru cet organisme peut apporter au secteur.

Dans sa forme actuelle, cet organisme ne peut répondre aux attentes actuelle des céréaliers. En effet, les CCLS sont marquées par le « dirigisme administratif » alors que le développement agricole nécessite la participation des premiers concernés. Afin d'augmenter la production nationale de céréales, il s'agit de préserver la marge économique des céréalier. Si celle-ci passe par l'augmentation des rendements, elle peut passer également par plus d'intégration verticale. Les céréaliers DZ devraient pouvoir par exemple tirer profit de la transformation première de leur produit (meunerie et semoulerie). Ils devraient avoir la possibilité d'écrase leurs grains et de recevoir les compensations étatiques que reçoivent toute unité de transformation. C'est là une première piste.

A COTE DE L'OAIC ENCOURAGER DE VRAIES COOPERATIVES DE FELLAHA
On peut se demlander comment arriver à un tel objectif. Nous n'n voyons qu'un : que les céréaliers se rassemblent en groupements de producteurs et installent un moulin (ou en rachète). Une fois les marges liées à la première transformation récupérée, on peut penser que les sociétaires seraient intéressés par poursuivre leur action par des achats groupés d'engrais et produits phytosanitaires puis par le recrutement de techniciens et d'ingénieurs afin de faire de l'appui technique de terrain. L'ordre de ces opérations pouvant être différent selon les conditions locales et le dynamisme des céréaliers présent dans un secteur.

REFORMER LES CCLS DE L'OAIC ?
L'OAIC et les CCLS ont actuellement un rôle capital. On imagine ce que pourrait être en Algérie, le commerce du grain entre des mains cupides... Afin d'éviter toute explosion sociale, les autorités tiennent à avoir la main mise sur le commerce diu grain. Cette intention est louable. Mais, il s'agit d'insufler un vent nouveau, un vent d'efficacité maximale, un vent où domin,e la notion de « obligation de résultas ». L'une des voies est donc l'autorisation de la création de vraies coopératives céréalières comme il en existe à l'étranger et notamment en France.
Une autre voie serait de progressivement transformer les CCLS en coopératives appartenant aux paysans, par rachat du capital social. Ce rachat peut se faire par prélèvement d'une dizaine de DA sur les 4500 DA attribués par quintal de blé dur ramené aux silos des CCLS. Et bien sur par le recrutement d'un directeur par les élus paysans de la coopérative. On se doute qu'une telle transformation ne peut être que progressive ; pourtant elle est nécessaire. Cela implique de former des cadres paysans et de les accompagner dans leurs missions.

COMMENT CES 400 INGENIEURS PEUVENT-ILS ETRE PLUS EFFICACES ?
Nul doute que ces 400 ingénieurs sont pleinement employés. Si certains souhaitent agir encore plus sur leur environnement, la démarche de réseau qualité blé initié par le Groupe Benamor ainsi que d'autres collectifs (semoulerie, cadres, agriculteurs, …) mérite d'être développée. L'enregistrement de performance sur un ecentaine de parcelles et leur abnalyse staistique est un moyen puissant d'avancer techniquement. En effet, en examinant l'itinéraire technique des 10% des meilleurs parcelles, on peut arriver à une série de préconisations techniques adaptées au contexte d'un secteur géographiqiue. Et cela, sans la mise en place d'essais agronomiques longs et coûteux en temps et argent.

Un autre moyen est une politique d'allotement et de stockage à la ferme afin d'améliorer la qualité des blés livrés aux transformateurs et dont le taux de protéine.

Enfin, dans le domaine de la motoculture, les ingénieurs des CCLS peuvent axer leur efforts sur l'achat de semoirs pour semis direct. Ce système de semis est garant de meilleures marges à l'hectare du fait de la réduction des coûts de mécanisation et de la régularité des rendements notamment en année sèche.

Ce n'est qu'ainsi que les 400 ingénieurs de l'OAIC seront utilisés à « 100% de leur potentiel ».





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